doutes, questions et déceptions au poste d’arrière droit

Et si les absents n’avaient pas toujours tort après tout ? Si l’équipe de France, grâce à sa victoire contre le Danemark (2-1) ce samedi, a atteint son premier objectif, à savoir la qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2022, et que le visage affiché par les hommes de Didier Deschamps depuis le début de compétition est globalement intéressant, rassurant et satisfaisant, un aspect des interrogations collectives tricolores après deux jours dans cette phase de poules.

Pavard n’est plus là, Koundé laisse perplexe

C’est le poste d’arrière droit, où Benjamin Pavard, aligné contre l’Australie (4-1), puis Jules Koundé, titularisé face au Danois Dynamite, n’ont pas fait l’unanimité. Le défenseur du Bayern Munich, impliqué dans l’unique but inscrit par les Socceroos, a de nouveau été vivement critiqué pour ses piètres performances sur le terrain, tant défensivement qu’offensivement. Pavard en a également fait les frais en s’asseyant sur le banc contre le Danemark. Mais là aussi, son remplaçant Koundé, sans s’inquiéter, n’a pas donné satisfaction. Solide défensivement, hormis un retard sur Braithwaite, il n’a pas suffisamment profité de sa présence offensivement (1 centre, raté, 2 tirs).

« Je me sentais bien, c’était un peu difficile au début, je manquais de repères, mais après avec Ousmane, c’était mieux, on a déjà joué comme ça en club. Mon objectif était de bien défendre, de fermer mon couloir. Je suis content et Ousmane (Dembélé), puis Kingsley (Coman) m’ont aidé., a concédé le joueur du FC Barcelone après la rencontre. Comme Benjamin Pavard, Jules Koundé, crédité d’un 3,5 dans nos colonnes, n’est pas un latéral professionnel et cela se voit sur le terrain. Dans les deux cas, Ousmane Dembélé, très impliqué dans le repli défensif, a souvent été sommé de faire la différence à lui tout seul, ballon dans son couloir.

Quelle solution pour oublier les absents ?

S’appuyer sur un exploit individuel de « Dembouz » semble être la seule possibilité pour les Bleus de faire venir le danger du côté droit. De quoi remettre en question les choix de Didier Deschamps pour cette Coupe du monde au Qatar. Car rappelons que l’ancien entraîneur de l’OM a sciemment fait le choix de se passer des services de Jonathan Clauss, latéral droit (ou piston droit) au profil clairement offensif, Ferland Mendy, capable d’évoluer sur la droite de la défense. , ou Pierre Kalulu et Mohamed Simakan.

Dans la continuité des idées de DD, William Saliba ou encore Axel Disasi peuvent être testés à ce poste, mais le problème pourrait être le même du fait de leur profil défensif. La possibilité de décaler Théo Hernandez à droite pour laisser le couloir à un milieu de terrain (Adrien Rabiot, Eduardo Camavinga) est-elle plausible ? Toutes ces interrogations confirment en tout cas toute la faiblesse française à ce poste, pour lequel le vivier de joueurs est loin d’être impressionnant. Les récents manquements de Benjamin Pavard et Jules Koundé vont dans ce sens, même s’ils font partie de la mentalité de Didier Deschamps, le pragmatique préférant d’abord sécuriser ses arrières d’un point de vue défensif. Le dernier match de poule, face à la Tunisie, mercredi (16 heures), serait l’occasion pour DD de tester d’autres options et, peut-être, de trouver le candidat idéal pour sa défense.

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